Bordeaux : la pépinière d’entreprises Darwin est une « fourmilière vertueuse »

par jeudi, juin 19, 2014 0 No tags Permalink 0

Darwin

Dix entreprises ont pris place au Campement, nouvelle pépinière de la caserne Niel. Une pierre de plus au Darwin Eco-système où la transition écologique est en marche.

Source : sudouest.fr


première vue : un hamac, et des tentes. Derrière, des fourmis à l’œuvre, au téléphone, en discussion, devant leur écran sur des bureaux en matériaux recyclés. Et en lettres géantes posées sur le sol du premier étage du nouveau bâtiment réhabilité de la caserne Niel : Le Campement. C’est le nom de la nouvelle pépinière d’entreprises (la troisième après celle des Chartrons et de Sainte-Croix) de la Ville de Bordeaux.
Vous ne trouverez ici aucun fabricant de matériel de camping. « Le Campement fait allusion au fait qu’on ne reste pas ad vitam æternam dans ce lieu mais qu’on s’y ressource », résume Jean-Marc Gancille, directeur du développement durable du groupe Évolution et cofondateur du Darwin Eco-système.

Concept store et bien plus encore
Rares sont les semaines sans une nouveauté au Darwin Éco-système. De nouvelles entreprises s’installent régulièrement dans l’espace de coworking. 350 personnes travaillent désormais au quotidien à la caserne Niel. Le site pullule aussi d’initiatives collectives. On y trouve une ferme urbaine, avec des abeilles, des poules. On peut y prendre des cours de yoga, version provisoire du Petit Entrepôt, futur espace dédié au mieux-être et au développement personnel. Les événements festifs ou sérieux y sont nombreux. D’ici la fin du mois, ouvrira Le Magasin général, concept store rimant avec consommation responsable où on trouvera un bistrot réfectoire et une épicerie-recyclerie où il sera possible d’acheter des produits issus de l’agriculture biologique mais aussi des objets issus de matériaux de récupération.

On saura également en juillet quel candidat a été retenu par la Communauté urbaine de Bordeaux pour l’aménagement des Magasins généraux sud.

L’idée de campement, souvent en pleine nature, va également bien avec la philosophie de la pépinière dédiée au développement durable et à l’innovation d’usages. Dix entreprises y ont pris place depuis son inauguration fin février. Parmi les premiers Campeurs, il y a OriginBy, marque de mode éthique, Someone, marque de chaussures françaises, Yooji qui produit et commercialise des aliments bio pour enfants, Happy Capital plateforme de crowdfunding sous forme de capital ou encore Enercoop Aquitaine, fournisseur d’électricité éthique et écologique.

« Au total, nous pourrons accueillir 80 postes de travail, avance Élodie Rochel, coordinatrice de la pépinière. Nous sommes à 35 % de remplissage. On se fixe l’objectif d’être complet début 2015. »

La Ville de Bordeaux a délégué la gestion de la pépinière à un groupement où sont réunis le groupe Évolution, Bordeaux Aquitaine Pionnières, la Conciergerie solidaire et le collectif Pollens (Aquitaine Active, Atis, le Mouves, l’Autre Entreprise).

« Outre un accompagnement sur mesure, nous faisons profiter aux Campeurs de l’expertise des entreprises travaillant dans le Darwin Éco-système. Elles sont aussi invitées à participer à l’esprit collaboratif des lieux », explique Jean-Marc Gancille. La centaine de sociétés installée dans les espaces de coworking de la caserne Niel milite pour la même cause : la transition écologique. Deux mots qui prônent consommation et production responsable, économie sociale et solidaire et responsabilité sociale des entreprises.

Dans l’espace dévolu à la pépinière, il n’y a pas de cloisons. Tout le monde travaille en open space. « Cela permet d’agrandir les bureaux rapidement et de s’adapter à la croissance des entreprises. »

Tel est l’objectif de la pépinière : créer de l’emploi. Les entreprises peuvent y rester vingt-trois mois. Loyer mensuel : 63 euros par poste de travail (10 mètres carrés) et 75 euros par mois et par entreprise pour bénéficier d’un accompagnement individualisé. « Notre but n’est pas seulement d’attirer des Bordelais mais aussi des talents extérieurs susceptibles de développer des emplois durables. Le recrutement est qualitatif », précise Élodie Rochel. Objectif sciences international (OSI), qui promeut l’éducation aux sciences et projets solidaires, arrive par exemple, avec ses 10 employés, de Genève.

« Cet espace doit devenir un laboratoire de la transition économique et sociale, espère Élodie Rochel. Si les entreprises ne sont pas forcément dans cette logique, mon rôle est de les inciter à avoir une autre vision de la gestion de leur entreprise. »

lecampement-bordeaux.fr